calais@lavoixdunord.fr PHOTO JEAN-PIERRE BRUNET
Plutôt que de dresser toutes les hypothèses, elles sont encore nombreuses, susceptibles de garantir le maintien du CRUFC ou au contraire de plonger le club calaisien en CFA, il suffit d'écrire, pour être clair, qu'il ne manque plus qu'un tout petit point aux Calaisiens pour que ces derniers repartent en National la saison prochaine. Ce petit point, en effet, les écarterait définitivement de Villemomble, premier relégable, qui compte six unités de moins qu'eux au classement mais qui a l'avantage du goal average particulier. Ceci étant résumé, les Calaisiens savent ce qu'il leur reste à faire. Une tâche qui ne paraît pas insurmontable. Loin s'en faut et il faudrait vraiment un cataclysme pour que Marque et ses équipiers ne parviennent pas à leurs fins. Pour autant, ce petit point est encore à prendre et même si Villemomble aura bien du mal à gagner ses deux rencontres pour inquiéter le CRUFC, Sylvain Jore ne veut surtout pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué : « Rien n'est fait ! Pas question de compter sur les autres pour assurer notre maintien. Ainsi, ce point, il est capital de le prendre à Arles sinon nous pourrions nous exposer à un grand danger. » C'est donc une équipe décidée qui se rend en Provence comme le confirme son entraîneur : « A nous de rester consciencieux. Surtout qu'Arles, qui a assuré son maintien la semaine dernière, va jouer libéré et se faire donc un devoir de briller pour sa dernière à la maison. » Pas question, pour autant, de bétonner pour augmenter les probabilités du nul : « Tenter d'assurer un résultat c'est le meilleur moyen de perdre. Nous n'allons donc pas changer nos habitudes et jouer dans l'esprit. » Sylvain Jore est d'autant plus attaché à garder ses principes que son équipe, cette saison, aura été performante à l'extérieur : « Le gage d'un groupe qui a de la maturité. Un groupe qui a ses repères et ses certitudes lorsqu'il joue hors de ses bases. À l'image du précieux succès obtenu à Rodez face à un adversaire pourtant au pied du mur. Et puisque mon équipe a très bien voyagé à l'occasion de ce National, signer le maintien loin de Julien-Denis serait finalement logique. » À l'aller, Calais et Arles avaient partagé le nul (1-1). La rencontre s'était avérée insipide entre deux formations soumises alors à rude pression compte tenu de leur classement respectif. Le contexte, aujourd'hui, a changé. Arles est soulagé et Calais à deux doigts de l'être. Ainsi, même si les débats devraient gagner en légèreté, un nouveau nul suffira au bonheur (mérité) d'une équipe maritime qui n'aura pas été épargnée par les soucis depuis le début du championnat.