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vendredi 09 mai 2008

Meurtre de Bourbourg : garde à vue prolongée pour trois suspects

L'enquête sur le meurtre d'une veuve de 79 ans lardée de 82 coups de couteau à son domicile, la nuit du 19 avril à Bourbourg, a permis avant-hier d'appréhender trois suspects. Il s'agirait de jeunes hommes originaires de cette ville du Dunkerquois, défavorablement connus. Lors de leur garde à vue, ils auraient donné aux gendarmes des indications sur les lieux où ils se seraient débarrassés de l'arme du crime. Mais les recherches engagées hier n'ont pas permis de la retrouver.

PAR ALEXIS CONSTANT

region@lavoixdunord.fr PHOTO JEAN-CHARLES BAYON

Les auditions des trois Bourbourgeois d'une vingtaine d'années suspectés d'avoir participé au meurtre de Paulette Collet, la nuit du 19 avril, doivent se poursuivre aujourd'hui. Ils ont été arrêtés avant-hier, en plein jour, par les gendarmes, dans le centre de Bourbourg.

Avant-hier soir, l'un des gardés à vue aurait donné aux enquêteurs des indications précises sur le lieu où se trouverait l'arme du crime. Un couteau selon les conclusions de l'autopsie.

Piste crapuleuse

Dès hier matin, des plongeurs de la brigade nautique de Calais, renforcés par des unités spécialisées en investigations criminelles de la gendarmerie nationale, ont sondé, au milieu de la vase, un bras mort du canal de Bourbourg.

L'arme n'a pas été mise au jour mais les gardes à vue des trois auteurs présumés ont été prolongées. Les enquêteurs disposeraient d'autres éléments à charge contre ces trois jeunes hommes déjà connus des services de gendarmerie. Selon toute vraisemblance, ils devraient être présentés aujourd'hui en fin de journée devant le juge d'instruction qui pourra ou non les mettre en examen pour homicide aggravé.

Les auditions et les recoupements n'étant pas achevés, les autorités policières et judiciaires ont préféré garder le silence sur cette affaire.

Le parquet de Dunkerque attend la fin des auditions pour s'exprimer sur les éventuels mobiles de cet homicide, et sur la personnalité de ses auteurs présumés.

La thèse du crime crapuleux demeurait privilégiée au moment des faits : une carte bleue et un chéquier avaient disparu de chez l'octogénaire.

La victime, une agricultrice à la retraite, avait été trouvée par son fils, baignant dans son sang sur son lit médicalisé. Elle avait succombé à une série de 82 coups de couteau portés avec une violence inouïe.

Les enquêteurs avaient constaté qu'un ou plusieurs individus avaient pénétré à son domicile par effraction. L'autopsie avait montré que la vieille dame, probablement surprise dans son sommeil, s'était défendue. Les coups de couteau assénés au coeur, dans la jugulaire et au sternum, brisant les côtes, ne lui ont laissé aucune chance. •

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