

Natacha Bouchart garde le sourire, mais les «sujets délicats» ne manquent pas. : La Voix du Nord PAR PASCAL MARTINACHE
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Des vacances ? Natacha Bouchart avoue que deux semaines, « une fin juillet et une début août », lui permettront de souffler un peu. En attendant, la maire de Calais n'est manifestement pas disposée à éviter les sujets de préoccupation.
Pour le deuxième point presse depuis son élection, la maire de Calais ne cache pas ainsi que « nous faisons encore des découvertes et nous allons encore de surprise en surprise ». D'où sa perplexité devant « l'acharnement et l'agressivité de Jacky Hénin » qui porte des « accusations mensongères » sur les élus en place ou sur l'action municipale (voir ci-dessous).
Le CCAS condamné.-Une mauvaise surprise, Natacha Bouchart vient d'en avoir connaissance sous la forme d'un jugement de tribunal condamnant le Centre communal d'action sociale (CCAS) à verser 700 000 E à l'URSSAF. « Nous voilà condamnés car certains n'ont pas fait leur travail ». Malversations ? Négligences ? « Incompétence » répond Natacha Bouchart, qui rappelle que, par le passé, le non-paiement de cotisations entraîne aujourd'hui une « dépense énorme », à laquelle s'ajoutent 71 000 E de majoration de retard. « Nous ne ferons pas appel du jugement » précise Natacha Bouchart. En revanche, « je vais demander un coup de main des services de l'État ». Natacha Bouchart a prévu aussi de convoquer un conseil d'administration exceptionnel du CCAS le 22 juillet, ce qui lui offrira l'occasion de s'interroger aussi sur un prêt de 300 000 E, contracté « sans raison » par la direction du CCAS... Patrimoine.-L'état du patrimoine calaisien inquiète singulièrement Natacha Bouchart qui estime que « tout a été laissé à l'abandon. Les tuiles nous tombent sur la tête », au sens figuré, comme au sens propre. Au point que, moyennant 20 000 E, un filet sera prochainement installé sur la toiture de l'hôtel de ville pour éviter les chutes. Pour le théâtre, 70 000 E ont été inscrits au budget supplémentaire pour autoriser les représentations en toute sécurité. Et la liste n'est pas exhaustive, selon Natacha Bouchart. « Je ne suis pas là pour pleurer, mais pour faire un état des lieux objectif. La population doit être au courant. Il va arriver un moment où ça va coûter très cher, et il faut expliquer pourquoi on va devoir le faire ».
Eras Metal.- « On nous a menti » regrette Natacha Bouchart, pour expliquer ses réserves dans le dossier Eras Metal ( voir aussi page 8). « En cas d'accident, le taux de rejet serait cinq fois supérieur à ceux annoncés. D'autre part, les rejets d'oxyde de fer dans le bassin Ravisse entraîneraient des dépôts puisqu'il n'y a pas assez de mouvements marins ». Et les 53 emplois annoncés ? « La santé publique avant tout. On a l'impression qu'on nous prend pour la poubelle du monde. On se paie notre tête ».
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